Jeune homme timide, sans connaissances dans le milieu littéraire, études courtes parce qu’il voulait « vite en finir avec la scolarité », travailleur social parce qu’il aime ça, Jean-Baptiste Del Amo n’a pas le profil du jeune écrivain. Il ne se souvient pas d’avoir eu le déclic de l’écriture. « Mon imagination a toujours eu tendance à prendre le pas sur le réel », dit-il.
De retour d’un voyage en Afrique, il ressent le besoin de coucher sur le papier l’expérience marquante qu’il vient de vivre. Le texte est présenté au prix du Jeune écrivain en 2007 et il remporte le premier prix. « Le jury était composé d’écrivains. Ça m’a encouragé. » Il écrit son premier roman, l’envoie par la poste. On connaît la suite : une publication chez Gallimard, Une éducation libertine (2008), de nombreux prix (lauréat 2009 du Goncourt du premier roman), un second livre intitulé Le Sel (Gallimard, 2010)…
Son nouveau projet aura comme décor La Havane. C’est l’histoire d’un homme qui retourne à Cuba pour enterrer sa mère. La Havane ? « J’aime cette ville, sa splendeur décatie, son côté mythique, la vivacité de ses rues… », dit Jean-Baptiste. Le roman sera une déambulation onirique dans la ville où le héros rencontre une galerie de personnages qui sont dans une sorte de survie permanente.